27.04.2008
Le sens du non-sens
Libre à vous d'accueillir à votre domicile, un de ces rejetons philosophiques. Vous n'avez que l'embarras du choix comme dirait l'autre, ce qui fait deux psittacismes dans la même phrase et de moi un perroquet. Vous remarquerez tout de même, que malgré tout, je vais tenter de m'extirper de ces aliénantes lapalissades pour proposer un point de vue absolument novateur, ou presque.
Fort de mon expérience personnelle in vivo, si j'ose dire – jamais deux sans trois qui démontre d'ailleurs par son immanence l'imposture de son signifié (1) – je constate allègrement maintenant que l'inanité de la vie (2). Pourquoi tant de liesse dans cette découverte ? Laquelle devrait au contraire me remplir d'effroi et faire suinter mes chairs tremblotante d'une intangible torpeur. C'est que, voyez-vous, le non-sens de la vie lui donne un sens. L'absurdité incombe à chacun une quête que l'on ne peut accomplir. Tout simplement parce qu'elle est factice. Si vous trouvez un jour quelque chose qui n'existe pas, appelez moi.
Quel meilleur constituant de l'esprit humain que ce besoin, que ce désir irréalisable de sens ? D'une certaine manière le non-sens prend sens en cela qu'il met l'homme à l'abri du non-sens absolu qui lui, n'existe pas même dans l'esprit torturé du plus déshumanisé de tous. Ce raisonnement tautologique est d'ailleurs impossible à concevoir de façon « substantifique » (3). Comment théoriser une chose qui ne dispose d'aucun ancrage autant qu'il se maintient dans la pensée humaine et qui plus est, qui exprime en même temps que lui-même son contraire ? Ce paradoxe maintient au mieux notre équilibre psychique puisque du fait même de son inexistence, il se trouve être absolument inébranlable.
Ainsi Dieu nous jeta dans ce monde, sur cette terre ronde où l'on peut marcher sans jamais rencontrer d'obstacle infranchissable et refaire 1000 fois le même chemin sans savoir quand commence le début et quand commence la fin. Il en va de même pour le sens. Notre quête au final n'aboutira jamais. Elle se révèle vaine. Pourtant sans elle, nous errerions sûrement ou pire nous résiderons inertes et vides à l'orée du monde. Mais, notre recherche universelle, elle nous pousse à l'action, à l'expérimentation. Qu'importe la vérité ou le sens, l'important consiste à agir, à fuir l'immobilité. On ne peut exister que dans le mouvement.
J'en déduis que les agréments de la vie sont « casuels » dans leur contenu, que seule leur présence compte ce qui constitue pour l'Homme, une source intarissable de réconfort. Le sens n'a pas de sens, mais le non-sens oui.
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qui comprend cette phrase gagne 1000 euros
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aller, je me dévoile, je suis un psychopathe qui aime manier les concepts philosophiques comme un danseur de Saint-Guy opérerait une appendicite
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autant que la mort
22:00 Publié dans Théorie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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