05.05.2008
Prénom Carmen
Où réside l'intérêt de tant d'artifices ? Pour le côté poétique ainsi que l'art figuratif, ils permettent d'appeler des émotions que l'énonciation simple du récit ne suffirait sûrement pas à susciter. C'est d'ailleurs là, le ressort de la poésie. Celle-ci usant d'images particulières et très précises d'un contexte pour les intégrer à un autre ensemble où, associées à d'autres, elles transmettront au lecteur (1) un affect artificiel, crée par le poète, plus ou moins proche de la réalité, mais qui s'avérera plus efficace qu'une simple description. Dans Prénom Carmen, l'utilisation de cette technique se dévoile particulièrement dans les séquences de ressac qui entrecoupe l'histoire à proprement parler.
En ce qui concerne la mise en abîme citée ci-dessus, elle confère au scénario toute sa couleur particulière. Grâce à ce procédé, on s'imprègne de l'état d'esprit des personnages qui y déteint le plus clairement possible, à travers d'une part leur ambition et d'autre part, une dimension plus importante encore, la force de leur passion qui y est amplifiée au mieux.
Que dire de plus ? Pas l'ombre d'une critique. Un seul regret tout de fois après avoir vu un tel chef-d'oeuvre, comme pour toutes les pièces de génie, le fait que de telles réussites soient si peu nombreuses, ou du moins si méconnues.
A voir de toute urgence pour tous ceux qui recherche en l'Art, leur émancipation personnelle ; ou pas.
(1) remarquez que nous ne disposons pas de vocable qui soit vraiment antinomique de l'artiste
22:00 Publié dans Chronique, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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