11.05.2008
Nuits essoufflées
Mon coeur galope dans les méandres océaniques
Dans les collines-mères des ténèbres bleutées
Immaculées de traînées zinzolines et épileptiques
D'ivresse nocturne sous l'oeil lunaire sanglant
On babille comme dans la chaleur utérine de notre moelle
L'épiderme bouillonnant des fantasmes d'antan
Désir immanent et indicible de ton corps qui m'appelle
Prégnante gravité terrestre et charnelle
Poignante étreinte d'êtres qui s'emmêlent
Frissons et stupeurs d'ombres dans la plaine
Aux visages de connaissances anciennes
Facondes séditieuses des langues délitées
Je serre la main de mes frères retrouvés
Dans ce cosmos sans nom
Dans cette chute étourdissante et sans fond
Nos fantasmes à nos pieds et ceints d'extase
L'ancienne vie enfouie sous les poussières stellaires
Renaissance au milieu des zéphyrs
Les armes déposées pour le repos des plaies essoufflées
Adieu douleurs de jadis et idées noires
Adieu vieilles querelles
Bonjour amis de mon âme et fils spirituels
Que dure la danse des sublimes bayadères
Et salut, toi l'éternel absent à jamais disparu
Nous suivons les traces des zébus
En quêtes des palais diaprés et secrets
Où nous nous tairons pour nous entendre parler
Quelle épuisante chasse aux trésors
Pour ces murs qui exhalent des notes liées
Pour toutes nos joies miraculées
Qui nous viennent à travers un grand trou noir
22:00 Publié dans Ephéméride, Poème | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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