19.05.2008

Amour infantile ou comment savoir si l'on aime vraiment ?

Ce billet relate un fait empirique constaté par le vécu et par l'expérience. Vous qui pensez que des propos insanes et pédophiles, vous risquez de déchanter en lisant les propos qui suivent qui ne traitent que de l'Amour, l'Amour absolu, le vrai.

Oui, ce dernier est infantile. Encore une fois non il ne s'agit pas d'inciter à l'amour des enfants, ni de dire que seul l'amour de l'enfant à sa mère est véritable. Du moins pas exactement. Toutefois, on ne peut que se laisser aller à croire que ce lien d'attachement entre l'enfant et la mère établit directement l'énergie amoureuse que l'individu investira dans ses relations ultérieures.

Rien de nouveau direz-vous. Absolument. D'ailleurs les théories psychanalytiques le développent et l'expliquent beaucoup plus précisément et avec beaucoup plus de force argumentative. Ce billet n'apporte ici qu'une preuve empirique, un fait qu'il vous amusera sûrement de constater – ou pas – autour de vous. En dehors des blocs de rigolade que cela suscitera chez vous, vous disposerez de la possibilité de conclure – ou pas – à la sincérité d'une inclination.

Ce fait donc, c'est l'infantilisation. On observe, en effet, que pendant les relations les relations les plus intenses, les partenaires régressent à un niveau de puérilité antérieur. En particulier les garçons, chez qui le phénomène se produit de la manière la plus notable ; à ce-propos si des observations ou des témoignages de ce phénomène chez des dames sont les bienvenus. Ainsi, si autour de vous un ami - une amie – à jouer de façon abusive, se mettant dans des positions que tout être humain sain d'esprit jugerait humiliante, à simuler les situations les plus banales de ce monde – comme par exemple le train qui roule, - ou encore à s'abaisser à des parties effrénées de guiliguilis ou autres comportements saugrenus du même genre, alors vous pouvez affirmer qu'il est amoureux.

Cette détérioration des rapports sociaux qui au final ne constitue que la quintessence de l'enjeu d'une relation constitue bien une infantilisation. Ainsi, l'enfant illustre les forces biologiques qui nous apportent satisfaction et l'infantilisation nous permet de nous rapprocher de nos objets de plaisir. Notons à ce propos combien surprend de voir que la vie d'adulte et le célibat nous éloigne de l'essentiel. Certains philosophes font l'éloge du célibat, de la symbolisation et donc du savoir. Or, de ce point de vue là, on peut dire que le savoir, pour utiliser un raccourci douteux, va à l'encontre de la nature humaine qui est de vivre au plus proche d'autrui. Une question inévitable se pose alors à nos consciences : comment concilier le savoir et notre nature humaine ? Devons-nous utiliser notre savoir contre notre nature humaine ou au contraire l'employer à mieux la satisfaire ?

Je vous exhorterais bien à l'idiotie mais ce serait trancher le débat un peu vite. On a rarement vu plus cossard que les hommes et cette solution représente la solution de facilité. Certains d'ailleurs, et peut-être ont-ils raison, sont déjà bien assez bêtes comme ça. En tout cas, même si le savoir nous éloigne de notre but principal, rien ne nous empêche de le mettre de côté pour atteindre, un temps du moins, ce but tant recherché. Ainsi le savoir consisterait à le mettre lui-même de côté pour parvenir à nos fins. Un sujet qui a déjà été traité, ici-même.

Sur ce, bonne nuit mes enfants.

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