05.09.2008
L'ère des prototypes
(suivi de l'avènement du freak puis du règne des freaks)
Dans le monde d'hier, le corps oligarchiques établissait règle sur règle. Des dirigeants qui dictaient les conduites, on ne connaissait pas les noms et certains leur attribuaient même une essence surnaturelle. Des sortes d'entités, des entités complexes que constitueraient plusieurs ensembles eux-mêmes reliés à plusieurs sous-ensembles et ainsi de suite. Pas d'identité précise, juste des mouvances ou de simples tendances que l'entendement ne permet pas de saisir.
Étrangement ou pas, les règles instituées par ces oligarques – que personne n'osait contester – s'orientaient toutes vers la sanctification d'une espèce de sur-homme : d'un prototype. Le modèle parfait de l'être humain, l'être humain idéal et quiconque s'en écarter devenait d'office un hors-la-loi. Au début, les lois du prototype fonctionnaient remarquablement bien. Temps que les élus des lois, les prototypes, se faisaient élire et que les exclus ne représentaient qu'une infime partie de la population, la majeure partie des citoyens trouvait son compte dans ces lois qui les élisaient comme prototypes et leur indiquait qui mettre à l'index. Haro sur les différences, celui qui ne suivait pas ces lois insultait ceux que la loi nommait. Tous semblèrent un jour se ressembler, l'ère des prototypes était née. Quelle direction cette communion prenait-elle ? Il en importait peu du moment qu'elle en prenait une et d'ailleurs cette direction dépendait à 99 % des phénomènes aléatoires. Lorsqu'un épiphénomène d'une amplitude plus grande que la moyenne apparu, la direction fut prise et tous l'empruntèrent.
22:39 Publié dans Chronique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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